Un mois de septembre qui débute en lion

Il se passe beaucoup de choses en ce mois de septembre 2015. Est-ce parce que les vacances se terminent que les événements se précipitent ?

Un P.D.G. tant aimé

Un P.D.G. d’une grande entreprise américaine était tellement aimé de ses employés que lorsque le conseil d’administration l’a mis à la porte (une chicane de famille entre les membres du conseil d’administration), les employés ont fait la grève et le C.A. a dû le remettre dans ses fonctions.[1] Il y a tellement de dirigeants de nos gouvernements, de nos grandes entreprises et organisations qui devraient prendre exemple sur cet homme. Un dirigeant tellement aimé de ses employés que ceux-ci sont prêts à faire la grève pour le remettre dans ses fonctions. Cet homme qui respecte ses employés, du plus haut au plus bas de l’échelle. Cet homme qui considère ses employés comme des personnes à part entière, avec une santé parfois fragile, une vie, un historique, une famille. Et non comme des chiffres dans la colonne des pertes et profits.

Ça me fâche parfois de voir comment les employés sont considérés et traités par leurs employeurs. Et vous remarquerez que plus l’entreprise est grosse, pire c’est. Traités comme du bétail, qu’on envoie à l’abattoir quand il y a une baisse des ventes ou des profits. Parce que trop souvent les employeurs rechignent à revoir les processus et pratiques internes de leur entreprise et traînent à mettre en place des projets d’optimisation pour améliorer les façons de faire. C’est beaucoup plus facile pour eux de restructurer la hiérarchie et la structure, de couper dans le personnel, de faire de l’attrition et de ne pas remplacer ceux qui s’en vont (démission et retraite). Et lorsque c’est votre tour de passer à la moulinette : «ciao, bye». En deux temps trois mouvements, c’est comme si vous n’aviez jamais travaillé dans cette entreprise.

Mais qu’arrive-t-il à ceux qui restent ? Les survivants ? On s’en fout aussi. Leur mobilisation et leur motivation sont parties en même que leurs illusions. Que reste-t-il alors à ceux qui restent ? À la longue, il ne reste que leur égoïsme. On se préoccupe de soi, de sa situation. La loyauté et la fidélité envers l’entreprise qui nous emploie? Dans notre portefeuille. Les employeurs considèrent trop souvent leurs employés comme un bien périssable, remplaçable, interchangeable et jetable. Ils les ballotent d’un département à l’autre, d’une restructuration à l’autre, d’un patron à un autre.

Vous ne savez rien, vous n’êtes pas informé de ce qui se passe, de ce qui se trame dans les coulisses. Vous finissez par apprendre dans les corridors ou pire dans les journaux que 15 millions seront coupés dans le budget de votre employeur. Peut-être ferez-vous partie de ce 15 millions, comme vos collègues qui ont été licenciés lors des dernières coupures. Ou peut-être faites-vous partie des rares élus qui sont sur la «liste des amis» ou simplement cette fois-ci ce n’est pas votre tour. Alors vous continuez de faire de votre mieux et quand une bonne offre va se présenter, ça va être «ciao, bye bye boss» sans tambour ni trompette. N’est-ce pas ce que le monde du travail vous a appris ?

Je trouve cela fort triste et ça me rend cynique… Pourtant, il y a encore de l’espoir comme le démontre l’histoire de ce P.D.G. américain.

Crime de lèse-majesté envers certains anglophones de l’ouest de Montréal

Certains anglophones de l’ouest de Montréal se sont sentis ostracisés et brimés dans leurs droits parce que les affiches et publicités des magasins ne sont pas bilingues partout dans leur secteur de la ville[2] [3]. Et par la même occasion, ils souhaitent abolir l’Office québécois de la langue française. Une demande franchement délirante surtout en pensant qu’on se fait servir la plupart du temps en anglais à Montréal. Parce qu’entre vous et moi, les anglophones de la grande région de Montréal sont tout sauf mal traités. Peut-être que les anglophones du reste du Québec ont de la difficulté à obtenir certains services en anglais. Il y a certaines régions où l’anglais se faire rare, mais certainement pas à Montréal et encore moins dans l’ouest de l’île.

L’utilisation du français diminue de plus en plus au Québec et particulièrement à Montréal et selon ces anglophones revendicateurs de l’ouest de l’île de Montréal, il faudrait en prime abolir l’Office québécois de la langue française. Et ils en rajoutent en disant «Je prévois quitter la province très bientôt. J’en ai eu assez. » J’ai juste envie de leur dire «Vous n’êtes plus heureux ici ? Pourquoi vous ne déménagez pas à Toronto ou en Alberta ?»

Évidemment, il se peut aussi que les médias montent en épingle un tout petit fait divers de rien du tout. Cela arrive souvent. Cependant, selon ce qui est rapporté dans l’article de La Presse, à mon avis le problème ce n’est pas tant que ces anglophones veulent avoir plus d’affichage bilingue, c’est surtout dans leur manière de procéder, dans ce cas-là en particulier. Parce qu’entre vous et moi, si une centaine de clients demandaient à une entreprise de faire davantage d’affichage bilingue, il y a de grosses chances pour que l’entreprise en question accède à leur demande. Le client a toujours raison ou presque. Mais en faire une vindicte populaire, des récriminations, des revendications pouvant aisément être confondu avec du harcèlement auprès des petits commerçants et en essayant de faire passer le tout pour un crime de lèse-majesté, c’est ça qui me met en rogne.

Le Québec est francophone. Ils ne supportent plus ne climat francophone de la province, de leur région ou de leur ville ? Alors qu’ils déménagent ! Le Canada est grand et il y a plein de place partout ailleurs dans les autres provinces pour ces anglophones brimées qui ne supportent plus leurs voisins francophones.

Le Québec n’est pas parfait, loin de là. Mais il demeure encore la seule zone étendue de francophones en Amérique du Nord. On est un peuple assez tolérant, parfois trop. Et on vit en assez bonne entente avec nos voisins de quartier, quelles que soient leurs langues et leurs cultures. Mais si le Québec insupporte tellement ces anglophones brimés de l’ouest de Montréal, il est peut-être temps qu’ils aillent faire un tour ailleurs voir si le gazon n’y serait pas plus vert que celui du Québec.

J’aime beaucoup mes voisins, amis(es) et membres anglophones de ma famille et je me fais toujours un malin plaisir de m’obstiner avec eux sur la langue et la politique. On est de même chez nous, on aime s’obstiner, discuter et prendre plaisir à dire le contraire de notre interlocuteur juste pour susciter la discussion. Ça aide à élargir les horizons je trouve. Cependant, ça doit se faire dans le respect et certainement pas avec de l’intimidation et du harcèlement.

La mort vous va si bien

Une nouvelle loi sur l’aide médicale à mourir pour ceux qui sont en fin de vie, qui souffrent trop et qui souhaitent finir autrement que dans d’atroces souffrances sera mise en application en décembre prochain. Déjà certains lèvent leur bouclier. Les médecins du CHUM[4] œuvrant dans les unités de soins palliatifs ainsi que les maisons de soins palliatifs refusent de donner ce service aux patients en fin de vie qui le demande. Et non seulement ils refusent, mais dans le cas des maisons de soins palliatifs, elles refusent également qu’un médecin venant d’ailleurs vienne offrir ce service dans leur organisme à la demande d’un patient. Quelle arrogance ! Ces médecins et ces organismes sont tellement ancrés dans leurs besoins personnels, leur nombril et une perspective de vie à tout prix, qu’ils en oublient à qui ils donnent des soins : une personne en fin de vie. Ils préfèrent voir ces gens en fin de vie souffrir atrocement plutôt que d’accéder à leur demande et de les aider à partir paisiblement. Qu’ils ne veulent pas eux-mêmes procéder au protocole d’euthanasie est une chose tout à fait acceptable. La mort, même dans le cas des médecins, des aides-soignants ou des accompagnateurs, n’est pas une chose aisée à voir au quotidien. Mais qu’ils ne veulent pas de près ou de loin aider cette personne souffrante à partir dignement est, il me semble, contraire à leur mission d’accompagnement dans les soins palliatifs.

La VIE c’est aussi la MORT. Et partir paisiblement et en douceur est, il me semble, considérablement mieux que de partir dans la souffrance et l’angoisse. Et ce, autant pour la personne en fin de vie que pour sa famille.

[1] http://plus.lapresse.ca/screens/964b8483-3b8f-43bd-9519-954329a1f93d%7C_0.html

[2] http://plus.lapresse.ca/screens/7d1592e4-30f4-4111-934e-4542baa234d7%7C_0.html

[3]http://quebec.huffingtonpost.ca/maxime-laporte/francais-montreal-anglophones-affichage-anglais-loi-101_b_8074684.html

[4] Centre hospitalier de l’université de Montréal

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