L’Un & l’Une

Dans la zone commentaire sur Facebook, j’argumentais récemment sur un article parut le 9 janvier 2016 dans La Presse Plus sur le fait que Sophie Grégoire, notre Première dame au Canada, se faisait souvent appeler Sophie Trudeau ou Sophie Grégoire-Trudeau dans les médias anglophones et en Europe. Au Québec, les femmes lorsqu’elles se marient, gardent maintenant leur nom. Elles ne deviennent plus Mme leur mari. Elles restent elles-mêmes. Pourtant, cela ne fait pas si longtemps, on a tendance à l’oublier. 

Aux États-Unis, même  Hillary Rodham (maintenant Clinton) s’est sentie obligée par la société américaine de prendre le nom de son mari en 1982 pour que celui-ci soit mieux perçu et puisse être élu gouverneur de l’Arkansas. Les adversaires politiques de Bill Clinton déploraient que sa femme exerçait une profession (!!!), mais qu’en plus, elle refusait de prendre son nom.

À lire dans LaPresse Plus du 17 janvier 2016 : « Cette affaire de nom. »

 Bref… 

Je posai la question : « Pourquoi est-ce aux femmes de changer leur nom ? Pourquoi l’homme ne prendrait-il pas le nom de son épouse en se mariant ? » Et là, une femme m’a répondu ce que je considère comme une absurdité  ! Elle m’a répondu ceci :

« Parce qu’on n’a pas à lui couper la quéquette et le rendre femme. Dans toute la nature, le mâle marque son territoire. Pourquoi chercher à émasculer et dénaturer? »

Donc, selon son point de vue, l’homme ne peut prendre le nom de sa femme parce que sinon l’homme devient sous-homme, moins qu’un homme ou que sais-je et qu’il doit marquer son territoire en imposant son nom à sa femme. Je pensais au départ que son commentaire était sarcastique et bien non, ses réponses par la suite m’ont montré qu’elle était sincère. J’étais abasurdie ! Sommes-nous en 2016 ou de retour dans les années 50 ou pire encore ? Pourquoi agissons-nous encore comme si la femme était une chose, un sous-produit de l’homme ou sa possession ? Et pourquoi traitons-nous les hommes comme des brutes sans sentiment ou sans intelligence émotive ou pire comme s’ils étaient tels que des chiens sauvages qui doivent pisser partout ainsi que sur leur partenaire pour montrer au monde qu’elle leur appartient ? 

C’est vraiment ridicule. Surtout que du point de vue biologique, c’est la femme qui accouche des enfants alors dans ce cas, pourquoi le nom de famille ne pourrait-il pas être celui de la femme ? Ou mieux encore, pourquoi ne pas créer un nouveau nom de famille née de la fusion du nom des deux parents ? Sortons des vieux paradigmes et créons une nouvelle société plus ouverte et respectueuse envers tous ses membres.

Peut-être que si nous traitions les hommes comme des être civilisés, ils agiraient comme tels. Et peut-être que si nous traitions les femmes comme des être humains à part entière, autonomes et indépendantes, elles agiraient aussi comme telles.

Je ne comprend pas les femmes qui se courbent, se plient, s’agenouillent, abdiquent et au final disparaissent devant leur homme lorsqu’elles se marient. Et Je ne comprend pas non plus les hommes qui se courbent, se plient, s’agenouillent, abdiquent et au final disparaissent devant leur femmes lorsqu’ils se marient. Un couple, c’est l’union de deux êtres, qui tout en gardant leur identité, forme une nouvelle cellule. Un côté pile et un côté face d’une même pièce. Nier ou dissoudre un côté pour l’assimiler à son autre côté équivaut au final à détruire la nouvelle cellule et les deux êtres qui en faisaient partie. Et cette réflexion s’applique aussi aux couples de même sexe.
Image prise sur : http://www.aufeminin.com/psycho/album1191391/tatouage-couple-0.html

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2 réflexions sur “L’Un & l’Une

  1. Je suis tout à fait d’accord! En plus que d’un point de vue biologique, le matriarcat est plus sensé que le patriarcat. L’ADN mitochondrial se transmet de mère à enfant seulement. On peut prouver la filiation à partir de la mère, par l’inverse. Une lignée généalogique de mère en fille/fils est donc plus adéquat que le lien de père en fils. Pour moi, cette transmission de patronyme est une invention masculine, d’une époque où les femmes ne travaillaient que pour épauler leur mari. Il est temps que ça change!

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