Affaire Jion Ghomeshi — Savoir faire amende honorable

Je déteste la violence. Surtout contre les plus faibles, les enfants, les personnes âgées, handicapées, des femmes ou des hommes en état de faiblesse ou de soumission. Bien sûr, il existe des violences « légitimes »; entre autre la « légitime défense » comme son nom l’indique bien, la violence contre un agresseur qui nous agresse (réellement) ou agresse une personne en état de faiblesse.

L’affaire Ghomeshi m’avait inspiré la même révolte, comme peut en faire foi mon article dans ce blogue sur ce même sujet. Du moins au début. J’ai pris parti contre lui parce qu’il me semblait évident qu’étrangler quelqu’un ne constituait pas pour moi une évidente preuve d’amour ou d’attirance physique et encore moins une norme de rapport intime, sexuel ou autre. Je dois être un incompris mal-comprenant qui n’a pas encore réussi à élucider tous les mystères du sado-masochisme. Il faut dire, à ma décharge, que je n’ai même pas essayé ce type de pratiques et que je ne me suis pas non plus livré à ces activités ludiques au cours de ma carrière « personnelle »! Je ne peux donc pas participer à l’émission de télévision: « On a tout essayé »… Tant pis!

Ayant suivi le procès d’aussi près que possible (via les médias, bien entendu), je songeais souvent et de plus en plus à cet article (le mien) paru dans les typos et tombant à bras raccourcis sur cet infâme prédateur. Et plus le temps passait, plus je ressentais le besoin d’un mea-culpa même minimal. J’ai trop vu de femmes accuser injustement des hommes, des pères (par exemple lors d’un divorce, lors d’une mascarade de médiation visant à une soi-disante garde partagée) pour ne pas faire amende honorable.

Autant je déteste ce type de féminisme radical, extrémiste, violent; autant je déteste la violence envers d’autres êtres humains. Sans aucun « à priori », me fiant sur les médias, j’ai cru Ghomeshi coupable à 100%. Seulement voilà, j’ai jugé trop vite.

Avec le recul, je peux affirmer  facilement par exemple que les pratiques sexuelles de Ghomeshi n’éveillent en moi aucun fantasme, aucune envie; mais que ces pratiques existent « dans la vraie vie ». Il y a eu le Marquis de Sade, d’autres avant et il y en aura encore d’autres après lui et après Ghomeshi. Cependant, apprendre que ces femmes ont menti à plusieurs reprises, dissimulé des faits majeurs, qu’elles ont affirmé des choses qu’elles savaient fausses, qu’elles ont couru après Ghomeshi, qu’elles l’ont supplié (y compris de les « baiser » et même de les violenter) voire harcelé… Et voilà qu’à mes yeux toute crédibilité et toute compassion leur est retirée de facto.

Et les féministes enragées qui ont débité des sornettes aussi débiles criminelles comme par exemple que le fardeau de la preuve était « trop exigeant » deviennent à mes yeux des dangers publics. Il faudrait donc se contenter d’accusations sans preuve? de commérages? de preuves indirectes ou circonstancielles? Et uniquement ça? Quelle folie! Quel dogmatisme! Quelle ignominie!

Comme l’écrivait Yves Boisvert:

«…Ghomeshi disait que c’était du domaine privé, que tout était consentant. Ces femmes disaient que ce ne l’était pas.Pressée de « faire quelque chose », la police a fait un appel aux victimes anonymes pour qu’elles portent plainte. Elles en ont beurré un peu plus. Elles ont « omis » quelques détails troublants.

Et dans cette atmosphère, très rapidement, sans vérifier à fond, on a déposé des accusations pour des faits remontant à 10 ans.

Je rappelle ce détail : dans les trois cas, il n’y a eu aucun contact sexuel, même d’après les plaignantes. Aucun attouchement. Aucune relation sexuelle.

Les gestes reprochés étaient : cheveux tirés brutalement, un coup à la tête, une gifle, un étranglement. Comme il y avait des baisers, c’était dans un « contexte d’intimité », et donc ce qui autrement aurait été des « voies de fait simples » devenait une « agression sexuelle ». Les trois plaignantes disent avoir eu peur, être parties, et n’avoir plus recontacté Ghomeshi.

L’une lui a fait une fellation le lendemain – elle avait oublié de le dire à la police ; une autre, supposément étranglée, lui a écrit ensuite « j’aime tes mains », mais a aussi affirmé ne plus jamais l’avoir contacté. Etc.»

Encore une fois: mensonges, omissions volontaires, manipulation des médias.

Et comme Yves Boisvert dont je reprend la conclusion, je dis aussi ceci:

«L’idée selon laquelle il faut absolument et automatiquement qu’un juge (ou la police, ou la poursuite) croie une plaignante n’est pas seulement fausse. Elle est dangereuse.»

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Une réflexion sur “Affaire Jion Ghomeshi — Savoir faire amende honorable

  1. Moi aussi j’ai été très surprise dans toute cette affaire, j’avais cru Ghomeshi coupable. C’est trop facile de condamner sans preuve, en se basant sur les circonstances, et ces femmes comptaient là-dessus.

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