Pour le meilleur et pour le pire

Nous sommes le 1er août 2016. Je suis en vacances depuis déjà un certain temps et il me reste encore plusieurs autres longs jours devant moi avant le retour au travail. Je fais partie des privilégiés qui peuvent se permettre de partir plusieurs semaines de suite en plein cœur de l’été. Je suis pleine de gratitude à ce sujet, car cela fait vraiment beaucoup de bien. L’année dernière cependant, cela m’avait pris plusieurs semaines avant de me sentir en vacances, ayant toujours en tête le temps qui me restait avant de revenir au travail. Ça m’a presque gâché les vacances. Cette année, il était hors de question que je reproduise cet état d’esprit. Je vis au jour le jour, profitant le plus possible de chaque heure qui passe. Ne faisant rien, ne planifiant rien ou presque, je profite du temps qui passe le plus len…te…ment possible. Vive les vacances non planifiées, non organisées. Vive les vacances où l’on prend le temps de ne rien faire.

Les enfants étant chez des amies, j’en ai profité ce matin pour faire le ménage de mes courriels professionnels, histoire de ne pas être submergée lors de mon retour. Que tous ces détails sont lointains et sans importance. C’est un bon signe je pense, ça me prouve que j’ai décroché.

Les élections présidentielles américaines… quelle galère ! Je n’aimerais pas être américaine en ce moment. Avoir à choisir entre Hillary Clinton et Donald Trump, de deux maux, on choisit le moindre, mais quel est le moindre ? Je pencherais pour Clinton, même si elle ne m’inspire pas confiance. On lui reproche sa froideur et son arrogance. Cependant, les femmes de cette génération se sentent toujours obligées d’en faire plus, de montrer qu’elles ont le contrôle de leurs émotions, qu’elles sont à la hauteur des hommes. Une preuve : son changement de nom pour Clinton. Les pressions sociales étaient tellement fortes que vers les années 80, elle a changé de nom et pris celui de son mari pour l’appuyer davantage dans sa réélection. La politique est trop souvent misogyne. Et c’est encore comme cela aujourd’hui. Faut juste se souvenir de la crise de larmes de Lise Thériault en octobre 2015. Moi-même, j’ai trouvé ça faible de sa part. Si ça avait été un homme, j’aurais dit «Bah il est à bout. Quelques jours de vacances et ça va aller mieux». Lise Thériault : «Elle est faible, pas fait pour le poste de ministre de la sécurité publique.» On a aussi reproché cette froideur à Pauline Marois. Les femmes en politique sont souvent perçues comme étant trop ou pas assez. J’ai bien l’impression que cela ne changera pas de sitôt.

Et Trump lui ? Il nous réserve des surprises, bonnes et mauvaises. Il est tellement trop tout, invraisemblable, aux antipodes et il passe son temps à dire une chose et son contraire le lendemain.

Et que dire de son colistier le gouverneur de l’État de l’Indiana, Mike Pence, je ne pense pas qu’il soit mieux. Saviez-vous qu’il avait tenté de mettre en place une loi permettant aux commerçants de refuser de servir des clients si ceux-ci étaient homosexuels ? Heureusement, pour les citoyens de l’Indiana, cette loi a été bloquée au niveau fédéral. Cependant, il a fait voter «une loi contre l’avortement parmi les plus restrictives des États-Unis. Votée en mars dernier, elle interdit l’IVG dans les cas où le fœtus souffre d’une anomalie. Même certains élus républicains de l’Indiana ne l’ont pas soutenue.» Et Trump n’est pas mieux sur le sujet puisqu’il a suggéré en mars 2016 que les femmes qui se faisaient avorter soient punies ! Il a fini par se rétracter en disant que les femmes étaient aussi des victimes et que c’étaient aux médecins et autres pratiquants de rendre des comptes. Du grand n’importe quoi.

Entre vous et moi, quand les hommes commencent à se mêler de la gestion des utérus et des bébés qui en sortent, ça me donne toujours de l’urticaire. C’est évidemment un sujet rempli d’émotions de toutes sortes et je ne souhaite pas lancer un débat sur la question. Je réserverai peut-être ce sujet pour un autre billet.

La vidéo de Marty McFly dans Retour vers le futur II – Trump Président m’a fait bien rire.

Ou encore la vidéo des Simpsons qui suggère qu’un épisode en 2000 (Trumptastic Voyage) reprenait une scène qui s’est réellement passée en 2015, mais qui s’avèrent être en fait un montage de toute pièce puisque l’épisode qu’il montre date en fait de juillet 2015 et non de 2000 comme les multiples vidéos virales le suggèrent. Cependant, un épisode de la saison 11 (Episode 17 – «Bart to the Future», mentionné à 0:31) diffusé le 19 mars 2000 aux É.U. fait bel et bien référence à Trump comme président. Et il a mis le pays en faillite dans cet épisode.

Espérons que les américains choisiront ce qu’il y a de meilleur pour eux-même, leur pays et… le monde.

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Une réflexion sur “Pour le meilleur et pour le pire

  1. Pingback: Chers lecteurs, un nouvel article de moi Dans les typos. Trump et les vacances drôle de mélange. Bonne lecture. | Les chroniques d'Aragonne

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